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des débuts prometteurs

Quentin Caleyron, le tournant des 30 ans

CRÉDIT PHOTO CÉDRIC WILLEMS – DIRECTVELO.COM

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Par FRANCIS SPRUYT
Le 30 janvier 2018, 20:55

A tout juste 30 ans – il les fête ce mardi – Quentin Caleyron remet les compteurs à zéro. Depuis le mois de novembre, le pilote de BMX se mue en pistard et il a besoin de toutes les bougies du gâteau pour mettre dans son moteur car il a choisi de se spécialiser dans la vitesse et en particulier dans le poste de démarreur de la vitesse par équipes (lire ici).

Si une grosse blessure, en 2017, l’a poussé à arrêter le BMX, l’aiguillage vers la piste trottait déjà dans la tête de l’athlète soutenu par la SNCF. « Je pensais m’y mettre après ma carrière dans le BMX. Mes entraîneurs et préparateurs physiques m’ont toujours dit que j’avais du potentiel dans cette discipline. J’ai la puissance et la capacité d’accélération du BMX. A Saint-Quentin, la piste de BMX est à côté du vélodrome. Dans le cadre de nos entraînements, j’avais déjà fait des tests sur 250 mètres pour travailler sur de gros braquets », rappelle-t-il à DirectVelo. L’arrêt prématuré de sa carrière sur les bosses accélère son projet de reconversion sportive.

APPORTER LE FUN DU BMX

Le sélectionné olympique de 2012 n’arrive donc pas en terre inconnue sur la piste. « Je connaissais déjà Greg [Baugé NDLR]. A Londres, on a fait la fête ensemble », sourit-il, « et grâce à la proximité du BMX et de la piste à Saint-Quentin, j’ai rencontré d’autres coureurs ». Ses nouveaux équipiers comptent d’ailleurs sur lui pour « apporter le fun du BMX ». Il a aussi su rapidement convaincre deux partenaires dans son nouveau sport : Poc et les plateaux Stronglight, la marque mythique de Saint-Etienne, d’où il est originaire.

En plus des deux roues, du pédalier, de la chaîne et du pignon, il y a d’autres points communs entre les deux disciplines olympiques. « Les départs se ressemblent. Les meilleurs pilotes du BMX développent 2 500 Watts. Il faut être hyper explosif et faire de la musculation. J’en fais depuis les Juniors ». Mais il y a aussi des différences comme le braquet plus important et prendre le cintre par en dessous. « La coordination des mouvements est différente. Au début, j’ai eu mal aux bras car la prise du guidon est différente ».

La saison d’un pilote est aussi menée d’une autre manière de celle d’un pistard. « Au BMX, les compétitions s’étalent sur près de dix mois. Sur piste, ils courent moins souvent et passent plus de temps à préparer un objectif précis ». Habitué à courir, Quentin Caleyron a demandé à épingler un dossard très vite. Le 17 décembre, il dispute sa première compétition sur le vélodrome de Gand. Meilleur temps du 200 mètres lancé, il progresse jusqu’en finale mais se fait arranger par un autre ancien pilote de BMX, Tom Derache. Rebelote dans le keirin avec le même ordre au poteau d’arrivée.

« SI ON ME POUSSE, JE REPONDS »

Le week-end dernier, il était de retour sur la piste brune du vélodrome Eddy Merckx pour son premier Grand Prix UCI. Quatrième temps du 200 mètres (10″292), il monte sur la 3e marche du tournoi de vitesse remporté par Melvyn Landerneau. Une belle a été nécessaire pour prendre le dessus sur le Hongrois Szalontay car les vieux réflexes du BMX sont remontés à la surface. « J’ai été disqualifié de la première manche car je suis sorti du couloir des sprinters. Il s’est rapproché de moi en plein sprint et moi, si on me pousse je réponds. J’ai oublié qu’on était dans les 200 derniers mètres », sourit-il. « En vitesse, il faut courir beaucoup pour apprendre », justifie-t-il.

Parfois, il trouve même que la vitesse ne va pas assez vite. « Le BMX demande beaucoup de concentration. Dans un match de vitesse, tu as le temps de te mettre dedans. Parfois, j’accélère dès le premier tour car ça me saoule ! ». Mais le diplômé en ingénierie mécanique ne confond pas vitesse et précipitation. « Pour l’instant, je n’ai aucune prétention, je dois travailler ».

Le sociétaire du Saint-Etienne BMX n’arrive pas non plus, sans ambition. « Durant ma carrière de pilote, je n’ai jamais fait de podium au Championnat du Monde. J’espère faire mieux sur la piste », promet-il. Ce ne sera pas pour Apeldoorn. « Je n’ai pas le niveau pour l’instant pour aller aux mondiaux », reconnaît-il, « mais j’ai pour objectif une sélection au Championnat d’Europe à Glasgow cet été », annonce-t-il.

La belle pour la 3e place du tournoi de Gand entre Quentin Caleyron et Sandor Szalontay

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